jeudi 7 mars 2013

Journée DES DROITS des femmes

Ce matin, j'ouvre Facebook, et là, ça manque pas : "Journée des femmes", "Bonne fête les femmes". Sur Twitter, c'est pire, c'est la foire à la blague macho vaseuse qui était déjà dépassée y'a plusieurs années...

Bref, j'ai décidé que c'était le jour idéal pour faire mon "coming out" féministe. Oui, parce qu'aujourd'hui encore, pour la plupart des gens, être féministe, c'est être une lesbienne hystérique, poilue, misandre, c'est vouloir "la fin des hommes", ne pas vouloir d'enfants et bosser 20h par jour...

Mais non les gens ! Être féministe, c'est vouloir le choix et l'égalité de ces choix entre hommes et femmes. C'est avoir le choix de dédier sa vie au travail, ou d'être parent au foyer, ou de faire les deux, ou même aucun des deux. C'est avoir le choix de se maquiller ou pas, qu'on soit homme ou femme, avoir le choix de ne pas s'épiler sans que ça passe pour un manque d'hygiène.

source : lyon.fr
Donc oui : je me maquille et je suis féministe,  j'aime cuisiner et je suis féministe, je veux des enfants et je suis féministe, je veux pouvoir prendre un congé parental pour les allaiter et je suis féministe.

D'ailleurs, pour continuer avec les clichés débiles, je bois de la bière et je suis une femme, mon épilation est parfois approximative/inexistante et je suis une femme, recevoir un bouquet de fleurs ne me fait ni chaud ni froid, et je suis une femme.

Ca fait peut être un peu "enfonçage de portes ouvertes", mais il me suffit d'ouvrir ma boite mail et de voir toutes les réductions pour des fringues, du maquillage, des fleurs pour voir que visiblement, le principe du 8 mars a échappé à beaucoup de personnes...

Tant que des gens hurleront au scandale en mode "c'est pas juste, y'a pas la journée de l'homme", il faudra le rappeler qu'aujourd'hui encore, à poste et compétences égales, une femme peut gagner jusqu'à 20 % de moins.

Aujourd'hui encore, il est courant d'entendre que "une jeune fille n'a rien à faire sur un poste à responsabilité" (c'est du vécu...).

Aujourd'hui encore, une femme en minijupe qui s'est fait agressée sexuellement "l'a un peu cherché".

Aujourd'hui encore, un jeune cuisinier participant à un célèbre concours télévisé t'explique que "lafâme" aime manger léger (oui oui, même la culturiste qui a deux fois sa masse musculaire), "lafâme" préfère les fruit aux gâteaux, et "lafâme" va aimer son plat "parce qu'il est rose, hihihi".

Et encore, tout ça ce n'est qu'un échantillon, tout ça ce n'est qu'en France, je ne te parle même pas du reste du monde, de l'excision, des mariages forcés, du droit de vote, du droit au travail, du droit de vivre tout simplement.

Si on pouvait penser à tout ça, agir contre tout ça un peu plus qu'une journée par an, ce serait parfait, mais si tout le monde pouvait y penser ne serait-ce qu'aujourd'hui, ce serait déjà pas mal...

EDIT : haan, j'ai oublié un des trucs dont je voulais parler dans le cadre de ce thème : CAUSETTE ! J'en avais ras le bol des magazines féminin classiques qui te font complexer parce que t'es trop grosse, pas assez débridée de la culotte, pas assez bien maquillée...

J'ai donc découvert Causette chez une copine, et j'en suis fan. C'est intéressant, intelligent, pas bourré de pub, bref, lisez-le !
causette.fr

Rendez-vous sur Hellocoton !

2 commentaires:

  1. Bien évidement, je suis totalement d'accord avec toi...
    - moi j'avais un cours de salsa pour la journée de la femme, déjà que quand tu danses la salsa faut laisser ton féminisme à l'entrée de la piste de danse parce que c'est monsieur qui décide tout et que généralement il met ses mains partout sur toi sauf sur tes fesses et tes boobs (enfin ceux qui te connaissent pas du tout ils mettent pas leurs mains n'importe ou quand même, mais ils commencent tous à me connaitre), et bref le prof il a dit "bon ben aujourd'hui c'est la journée de la femme, alors on va les laisser tranquilles et pour une fois on va faire des trucs difficiles pour les hommes", et c'était juste un peu énervant de faire même la journée de la femme à la salsa. Surtout qu'au final on n'a jamais eu un cours de salsa aussi difficile, hommes et femme confondus -

    Il faut que je tente Causette, j'en entends que du bien de ce magazine.

    RépondreSupprimer
  2. Bon, je venais d'écrire un commentaire dithyrambique à la gloire de Causette, mais ça a bugué, et c'est tout parti, je te dirais donc juste : LIS-LE c'est BIEN !

    RépondreSupprimer